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Pour créer un site sur Internet concernant toutes les personnes de
son arbre généalogique, peut-on, en toute légalité, dévoiler
sous forme de fiches, leurs noms, prénoms, dates de naissance,
mariage et décès, sachant que les informations proviennent des
registres paroissiaux et de l'état civil ? Est-il possible de
communiquer des renseignements sur des personnes nées ou mariées
après 1900, qu'elles soient toujours en vie (cousins, cousines...)
ou décédées (renseignements relevés dans les cimetières) ?
Délais
légaux de communication
Le
Parlement adopte définitivement la « loi Albanel » sur les Archives
mardi
1er juillet 2008
Le projet de loi organique relatif aux
archives du Conseil constitutionnel et le projet de loi relatif aux
archives, présentés au nom du Gouvernement par Christine Albanel,
ministre de la Culture et de la Communication, ont été définitivement
adoptés à la suite du vote intervenu le 1er juillet 2008 à
l’Assemblée nationale.
Christine Albanel se félicite des échanges autour de ce texte entre
le Gouvernement et le Parlement. Elle tient à souligner l'équilibre
harmonieux auquel sont parvenues les deux chambres pour concilier les
attentes légitimes des chercheurs et du grand public et la nécessaire
protection des intérêts relatifs à la vie privée des personnes et
à la sûreté de l'État.
Le projet de loi opère une très large ouverture de tous les fonds
d’archives : au lieu du délai minimum incompressible de trente ans
actuellement en vigueur, est instauré le principe d'une
communicabilité immédiate des archives publiques.
Des exceptions demeurent pour les documents qui mettent en cause
certains secrets protégés par la loi, qui sont alors soumis à des délais
de communication. Mais le nombre et la durée de ces délais sont réduits
de manière très sensible. Ainsi, les documents aujourd’hui soumis
à un délai 100 ans seront désormais accessibles à l’issue
d’une période de 75 ans : il s’agit par exemple des recensements
de l’INSEE, des dossiers judiciaires ou des registres de naissance
et de mariage de l’état civil. Les documents dont le délai de
communication est actuellement de 60 ans seront disponibles passés 50
ans : il s’agit notamment des documents couverts par le secret de la
défense nationale, de ceux qui se rapportent à la sûreté de l’État
ou encore qui portent atteinte au secret de la vie privée.
Ne restent désormais incommunicables que les seules archives
relatives aux armes de destruction massive – compte tenu des risques
que présenterait leur diffusion.
La loi contient par ailleurs un volet relatif à la protection des
biens culturels dans leur ensemble, qui constitue une réponse directe
à la recrudescence des vols et dégradations d’oeuvres intervenus
à la fin de l’année dernière – par exemple à la cathédrale
Saint-Jean de Perpignan ou au musée d’Orsay. A ce titre, elle réprime
plus sévèrement les atteintes portées aux biens culturels, en
portant les peines d’emprisonnement encourues en cas de vol ou de dégradation
de 3 ans à 7 ans et en prévoyant des amendes qui pourront représenter
jusqu'à la moitié de la valeur des biens volés, détruits ou détériorés.
- 1) Dossiers médicaux : 25 ans après le décès, ou 120 ans à compter de la date de naissance
- 2) Dossiers du personnel : 50 ans (délai vie privée).
- 3) enquêtes de police judiciaire : 75 ans .
- 4 ) Notaires : 75 ans pour les minutes et les répertoires.
- 5) Etat civil : 75 ans (les actes de décès sont librement
communicables).
- 7) Recensements et enquêtes : 100 ans (aucune dérogation ne peut être accordée pour ces
documents).
- 8) Vie privée : 50 ans
- 9) Sûreté de l'Etat : 50 ans à compter de la date de l'acte.
Avant toute publication, il est vivement conseillé de demander
leur autorisation aux intéressés et, prudemment, de se le faire
confirmer par écrit..
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