Amicale-Généalogie

Page d'accueil                                Page précédente

AG

Une Equipe
au service
du Généalogiste Amateur

La Petite Gazette Généalogique

 

  

e prestige de l’Aquitaine, est tel, au début du XIVe siècle, qu’elle donne deux papes à l’Eglise.

Le premier Bertrand de Goth, est appelé à jouer un grand rôle sous le nom de Clément V.  (une rue de Bordeaux porte son nom)  

Clement V  le vigneron

 

 

« Ziste Zeste, sérey un jour pape d’Uzeste »,, écrivait sur le sable Clément tout enfant. Légende ou réalité, ce fait est rapporté dans de vieux grimoires.

Nous sommes en 1264. Au sein  d’une famille noble vient de naître Bertrand. Il est le troisième d’une fratrie de six garçons et cinq filles. C’était d’après Isambert à Uzeste prés de Bazas ou à Villandraut d’après Jouannet au lieu dit, lal Vigne d’Andron.

Sa mère s’appelait Ida de Blanquefort, son père Béraud Garcias de Got, chevalier, seigneur d’Uzeste et de Villandraut. Bertrand fait partie d’une famille très distinguée.

   Il étudia les arts à Toulouse et le droit civil et canonique à Orléans et Bologne. Il fut successivement chanoine à Bordeaux, vicaire général de l’archevêque de Lyon, aumônier papal, nommé évêque de Comminges en 1295 par le pape Boniface VIII puis archevêque de Bordeaux en 1299. A ce poste, rendu difficile par la conflit permanent entre l’Angleterre et la France pour la possession de la Normandie, il montra un réel talent qui lui valut d’être choisi comme successeur de Boniface VIII et élu pape le 15 juin 1305 sous le nom de Clément V. 

Ayant hérité d’une « petite vigne » à Pessac dans la banlieue de Bordeaux, il créa en 1300  le premier cru de la Gironde le toujours célèbre et renommé « Pape-Clément » Avant de s’installer en Avignon, Clément V avait pris soin de léguer cette vigne à l’archevêché de Bordeaux qui, au cours des siècles s’attacha à en faire un domaine modèle. Ses fréquents séjours à Bordeaux valurent à la ville d’être surnommée « la capitale du pape Clément ».

C’est lui qui, en 1304, installe la papauté en Avignon.

En 1306, sous la pression de Philippe le Bel, il abolit les deux bulles de son prédécesseur qui empiétaient sur les droits de la souveraineté temporelle.

L’ordre des Templiers devenant de plus en plus indépendant vis-a-vis du Pape et des souverains, une conférence, rassemblant Clément V, les rois de France, de Navarre et d’autres puissants seigneurs, en décida la destruction.

On lui doit également les « Clémentines » ou Constitutions du Concile de Vienne qu’il avait convoqué en  1311. Le concile de Vienne supprime l'ordre des Templiers en 1312. Sous la pression de Philippe IV le Bel, il fait canoniser Célestin V, l'ermite devenu pape en 1294.

Il met provisoirement fin au conflit entre le Saint-Siège et les Spirituels en provoquant un long débat entre les deux partis devant la commission dite de Malaucène. Finalement, il maintient le statu-quo, tout en veillant à sauvegarder la liberté des Spirituels. Raymond Lull l'incite à créer cinq collèges pour l'étude de l'hébreu, de l'arabe, du grec et du chaldéen.

Pape gascon c’est à Uzeste qu’il est inhumé en 1314. Son corps est enseveli à l’église Sainte Marie qu’il avait fait construire comme il avait fait construire le château de Villandraut, le plus grand château fort de plaine du monde et merveille d’architecture

Jean XXII le cadurcien

Son successeur immédiat, Jean XXII, est lui aussi un pape aquitain. Il a été évêque d'Avignon.

 Philippe V le Long, devant la lenteur des cardinaux à choisir un pape, les «emmure». Lors de son élection (7 août 1316) les voix des cardinaux gascons lui font défaut.

Ce Quercynois (il est né à Cahors), qui ne comprend pas le français, a certes, comme son prédécesseur, des faveurs pour ses compatriotes, mais il sait aussi remettre de l’ordre dans les finances et l’administration pontificales.

 Jean XXII prend des mesures contre les Spirituels franciscains et en 1323 déclare hérétique la thèse selon laquelle le Christ a pratiqué la pauvreté absolue. Il doit alors faire face à la révolte d'une partie des franciscains et de Louis IV de Bavière, empereur germanique, qu'il excommunie.

L’accession d’un Cadurcien au trône de Saint Pierre témoigne bien de la vitalité d’une cité qui très tôt, dès 1332, possède une université (celle de Bordeaux ne datant que de 1441).

   

  Sources : (Antoine LEBEGUE – Histoire des Aquitains)

Marc

 © 2001 - 2005 - Amicale-Généalogie