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Les Brèves de l'Histoire

 

Démolition du Temple de Bois-le-Roi
"L’an mil six cens quatre-vingt deux et le mardi unziesme du mois d’aoust, le presche de Bois-le-Roy a esté démoli jusques aux fondemens comme il est porté par l’arrest du Conseil d’Etat du Roy, en présence de Messire Claude Martin, curé du dit lieu, bachelier en droit civil et canon, et de Mestre François Bérard, prestre vicaire, et des maçons demeurans à Fontainebleau ; dont le sieur curé a monté le premier sur l’un des pignons du Temple qu’il a démoly pour la plus grande gloire de Dieu et à l’honneur du Roy. Le sieur curé en ayant demandé plusieurs fois la démolition à Sa Majesté, pour l’honneur de la religion catholique, apostolique, romaine, et à la consolation de ses paroissiens qui ont signé le présent acte avec le dit sieur curé, les jour et an ci-dessus"

Olivier

(Ce qui ne semble pas être l’exacte vérité, la seule signature figurant au bas de l’acte étant… celle "du dit sieur curé" !)

 

Le Chevalier WISTACHE
Il s’agit bien sür de la guerre de cent ans et des exploits de ce Chevalier hors du commun qui abattit deux fois le roi d’Angleterre Edouard III, sans le reconnaitre.

" De première vue, il y eut dur encontre et fort boutis (combats), s’adressa (entre) le Roi (Philippe VI) dessus messire Wistache de Ribeumont (Ribemont dans l’Aisne) lequel etoit moult fort chevalier et hardi et de grand’emprise, et qui recueillit (attaquat) le roi moult chevalereusement, non qu’il le connût, ni il ne savoit à qui il avait à faire.

Le roi se combattit à Messire Wistache à lui, et tant qu’il les faisoit moult plaisant voir. Leur bataille fut rompue par deux grosses routes de combattants qui les départirent (séparèrent)….

Là furent faites plusieurs grandes appertises (démonstrations) d’armes, et ne s’y épargna pas le roi d’Angleterre, mais il y eu ce jour le plus a faire à messire Wistache de Ribeumont.

Là fut son fils, le jeune prince de Galles, très bon chevalier ; et fut le roi abbatu à genoux, si comme je fus informé, par deux fois, par messire Wistache de Ribeumont ; mais messire Gauthier de Mauny et messire Regnault de Gobdehen qui estoient de lez-lui ( près de lui), le aidèrent à se relever.

Là furent morts vaillants chevaliers

Et le tout dernier qui fut pris, et qui ce jour y fit moult d’armes, ce fut messire Wistache de Ribeumont ; et le conquit (battit) le roi d’Angleterre par les armes ; et lui rendit le dit messire Wistache son épée, non qu’il sçût que ce fut le roi, ains cuidoit (croyant) que ce fût un des compagnons de messire Gauthier de Mauny ; et se rendit à lui pour celle cause que ce jour il s’étoit continuellement combattu à lui ; et bien véoit (voir) messire Wistache ainsi que rendre le convenoit.

Si baissa son épée au roi et lui dit "Chevalier, je me rends votre prisonnier" Et le roi le prit qui en eut grande joie.

Ainsi fut cette besogne achevée, qui fut dessous Calais, en l’an de grâce mil trois cent cinquante.

Le roi leur offrit un souper.

Après le souper, le roi vint au chevalier de Wstache  et lui dit joyeusement :

Messire Wistache, vous êtes le chevalier du monde que je visse oncques (jamais) mieux ni plus vassamment assaillir ses énemis ni son corps défendre, ni ne trouvai oncques, en bataille là où je fusse, qui tant me donnât à faire corps à corps que vous ayez hui (aujourd’hui) fait ; si vous en donne le prix (je vous le reconnais ), et aussi font tous les chevaliers de ma cour par droite sieute (de ma suite).

Le lendemain matin le roi le délivra et lui remis deux chevaux et vingt écus pour retourner à son hôtel.

On retrouve Wistache à la bataille de Poitiers avec le Roi Jean contre le Prince Noir

Au cours de cette bataille, le roi prèsque seul se battit bien que blessé, son fils Philippe lui criait : Père gardez-vous à droite ! Père gardez-vous à gauche.

L’armée Française complètement défaite, Wistache fut emmené à Londres avec le roi Jean le bon.

Après un tournois à l’épée entre six chevaliers anglais et six français (pour se distraire) grâce à Wistache les français eurent le dessus.

Les roys et toute la cour d’Angleterre en une telle admiration, que Edouard, ne pouvant assé louer ses mérites, se leva de sa place et tirant la couronne qu’il avait sur la teste, la posa sur celle de Wistache, en disant à haulte voix : Cette teste mérite une couronne.

Jean le bon mourut en captivité à Londres et Wistache ne tarda pa sà suivre son maîrte dans la tombe.

Ainsi se termine l’histoire de ce seigneur de Ribemont dans l’Aisne

Daniel

Extrait des chroniques de Froisard

  Edouard, le Prince Noir : Prince de Galles, fils d'Edouard III, (1330 - 1376). Il remporta la victoire de Poitiers (1356) et de Najera (1367)

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L'HISTOIRE
Avec un Grand H
Jean II le Bon, fils de Philippe VI de Valois, né au Château du Gué de Maulny en 1319, mort à Londres le 8 avril 1364. Roi de France de 1350 à 1364.
Il  épouse, en 1332, Bonne de Luxembourg dont il eut 7 héritiers. Bonne de Luxembourg décédée en 1349, Jean II épouse Jeanne de Boulogne en 1350.

Il doit se battre contre l'Angleterre, et a besoin de subsides.
Il est vaincu à Poitiers par le Prince Noir en 1356. Après la signature du traité de Brétigny en 1360, il est libéré, mais laisse deux de ses fils et son frère en otage.

Jean II hérite de la Bourgogne en 1361 à la mort de Philippe de Rouvres (fils de sa seconde épouse Jeanne de Boulogne et de Philippe de Bourgogne) et constitue le duché en apanage pour son fils Philippe le Hardi.
Ayant appris la fuite de Louis d'Anjou, otage en Angleterre, il revient se constituer prisonnier à Londres en 1364.

Vous souhaitez en savoir plus ? D'après les chroniqueurs de l'époque, il retourna en Angleterre pour d'autres raisons...

Source : Larousse

 

Les dessous de l'HISTOIRE

Jean II le Bon ne mourrut pas en Angleterre
pour l'amour de son pays !

L'histoire est toute autre...

Il est vrai qu'après une trève, la guerre recommença en 1355, et les troupes britaniques se rencontrèrent bientôt avec celles de Jean II le Bon près de Poitiers, sur le plateau de Maupertuis.

Un combat rude. Un corps à corps terrible. Des milliers de français gisant à terre, une autre partie s'était enfuie.
Le roi Jean, au milieu d'une mélée épouvantable, se battait avec une hache...
Son fils Philippe, jeune adolescent le mettait en garde contre le danger :

- Père, gardez-vous à gauche !... à droite !
Et le roi Jean ouvrait le crâne de tout anglais qui s'apporchait trop près.
Finalement, quelqu'un cria au roi de France :
- Rendez-vous ou vous êtes mort !

Jean II blessé au visage demanda où était son cousin le prince de Galles ? C'est lui qu'il voulait voir.
Sire, répondit le personnage, rendez-vous à moi et je vous conduirai jusqu'à lui.

Jean II fut conduit au prince de Galles qui le reçut avec courtoisie et tint à lui servir lui-même son repas.
Quelques jours plus tard, Jean II était à Bordeaux, capitale de la Guyenne que les anglais occupaient depuis deux siècles. Il y resta quelques temps puis fut conduit en Angleterre.

Là, il fut magnifiquement installé au manoir de Savoy avec de nombreux membres de sa suite qu'il fit venir de Paris.

Pendant quatre ans, il fut traité plus en invité qu'en prisonnier. Il participait à de joyeuses fêtes et oubliait la France et son fils Charles, le dauphin, qui était aux prises avec Charles le Mauvais, Etienne Marcel et la Jacquerie.
Il ne pensait guère non plus à la reine, il se divertissait avec de charmantes jeunes femmes. Il en recevait secrètement une dans sa chambre.

En 1360, l'Angleterre et la France signèrent le traité de Brétigny. Le roi fut libéré contre une rançon de trois millions d'écus d'or. Il regagna la France, mais trouva le Louvre triste, et la reine moins jolie que les jeunes anglaises. Il s'ennuya et sa mélancolie devint si visible qu'elle inquièta la reine. Le roi lui fit savoir qu'il n'arrivait pas à se déshabituer de Londres. La reine fut blessée et en mourut de chagrin quelques jours plus tard.
Le roi se changea les idées en voyageant. Il eut des projets de mariage avec Jeanne de Naple, mais y renonça lorqu'il appris qu'elle avait étouffé son précédent mari entre deux matelas.
Il rêvait de Windsor et se demandait comment il pourrait rejoindre la jolie comtesse qu'il avait laissé après sa libération.
Le destin lui sourit. Il apprit que son fils qu'il avait laissé en otage jusqu'au paiement intégral de la rançon, venait de s'évader.

L'occasion était trop belle.
- Je ne peux pas faire autrement que de retourner me constituer prisonnier !
Il laissa son fils, le dauphin dans un pétrin épouvantable et s'en fut le coeur joyeux vers Londres, où il retrouva le 10 janvier 1364, sa bien-aimée. Mais, il ne profita guère des grandes réjouissances, il mourut subitement le 8 avril 1364.

Mais, il était parvenu à tromper son monde. Et bien que plusieurs chroniqueurs l'aient accusé formellement d'être retourné en Angleterre pour retrouver une vie agréable et une douce amie, Jean II réussit à se faire la réputation flatteuse d'un roi qui préféra perdre la liberté et sauver son honneur...

Source : D'après Guy Breton
L'Histoire d'amour de l'Histoire de France

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Auteur - 2001 - Amicale-Généalogie