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Une page d'Histoire



De la Réformation à l'Edit de Nantes
1517 - 1598
Au temps des Valois

François Ier.

Malgré l’existence d’un rendez-vous de chasse et de quelques maisons dès 1137, Fontainebleau est une des villes, assez rares, dont l’histoire commence véritablement au XVIe siècle, au temps où se produisent ces deux grands mouvements parallèles : dans le monde des arts et des lettres, d’une part, dans les idées religieuses, d’autre part, qu’on appelle la Renaissance et la Réforme.

Le créateur de l’actuel palais fut François Ier : ainsi, les origines de la Réforme dans l’Histoire de Fontainebleau sont aussi anciennes que les origines du palais, presque aussi anciennes que celles de la Réforme en France.

Le berceau de la Réforme à Fontainebleau peut être placé dans l’une des plus belles salles du premier étage, au nord-ouest de la Cour Ovale, que l’on montre au visiteur comme le "salon François Ier", et qui fut une chambre occupée d’abord par la mère du roi. Cette partie du château fut refaite dans les années qui suivirent 1528.

Or, les protectrices des pionniers de la Réforme étaient alors "les deux plus hautes et puissantes dames de France", comme la mère (Louise de Savoie) et la sœur du roi (Marguerite d’Angoulême), et qui sont appelées par Lefèvre d’Etaples dans sa préface du Nouveau Testament en 1523. On peut donc se représenter, dans cette chambre, Louise de Savoie lisant cette traduction des Evangiles qu’avait faite de l’autre côté de la Seine, en Brie, à Meaux, le pieux savant.
(…)

En septembre 1531, dit un chroniqueur, "il y avait grand danger de peste à Fontainebleau". Louise de Savoie, malade, "s’en alla et trépassa dans un village nommé Grès" (Grez-sur-Loing).

Si la reine mère est morte, sa fille survit, encore plus favorable à la Réforme. Son aumônier, Gérard Roussel, est très suspect à la Faculté de théologie de Paris. En 1533, les délégués de la Sorbonne sont reçus à Fontainebleau par le roi, qui les invite à laisser tranquilles sa sœur et le prédicateur incriminé.
(…)

En 1536 paraît le livre essentiel de la Réforme française, l’Institution de la religion chrétienne, dédiée par Jean Calvin au "roi de France Très Chrétien".

Mais si le roi a écrit (dit-on !) sur une vitre, "souvent femme varie ", on peut lui appliquer le second vers : "bien fol qui s’y fie " ! Il se laisse définitivement regagner par les adversaires de la Réforme. 
A Fontainebleau, le mardi 1er juin 1540, il signe un édit portant règlement très sévère pour les poursuites à exercer "contre les fausses doctrines propagées dans le royaume".

Henri II

Son fils continue cette politique de persécution. Le 11 décembre 1547, Henri II rend à Fontainebleau une ordonnance qui défend d’imprimer, vendre ou publier aucun livre concernant la Sainte Ecriture sans avoir été visités et examinés par les docteurs de la Sorbonne.

L’an 1547 vit célébrer dans la Ville le mariage d’un homme appelé à jouer un grand rôle dans l’histoire de la Réforme, bien qu’il n’y ait alors pas encore adhéré : Gaspard de Coligny. Agé de vingt-huit ans, il venait d’être nommé colonel général de l’infanterie française. Son épouse, Charlotte de Laval, était nièce du connétable de Montmorency.
(…)

Coligny, nommé gouverneur de Picardie, puis amiral de France, reviendra souvent : son château de Châtillon sur Loing (Chatillon-Coligny de nos jours) n’est qu’à deux étapes –une soixantaine de kilomètres- de la résidence royale, au-delà de Montargis, où réside souvent Renée de France.

Après 1557, il devient l’un des chefs du parti protestant, un autre étant Antoine de Bourbon, roi de Navarre, lui aussi souvent présent à la Cour.

François II et Henri III

En 1560, Coligny joue un rôle de premier plan dans une assemblée convoquée par François II sur le conseil du chancelier de l’Hôpital. On nomme parfois, à tort, Etats Généraux, cette assemblée de Fontainebleau. Le roi, disait la convocation, désirait "assurer son état qu’il voyait grandement ébranlé, et pourvoir au repos de ses sujets". Dès la première séance, le 21 août, l’Amiral déclara hardiment que les protestants "offraient de montrer que leurs doctrines et leurs cérémonies étaient conformes entièrement aux Saintes Ecritures et aux traditions de la primitive Eglise" ; ils demandaient à "avoir des temples où on pût prêcher la pure parole de Dieu".

Ceci souleva de véhémentes protestations, cependant, il y eut moins de rigueur et la convocation des Etats Généraux fut décidée. C’est une des pages les plus importantes du protestantisme, non seulement à Fontainebleau, mais en France.
(…)

Au printemps de 1561, nombre de seigneurs favorables à la Réforme se trouvent à Fontainebleau : Coligny et sa femme, le prince et la princesse de Condé, Renée de France. Aux uns, Catherine de Médicis permet de faire célébrer le culte par des pasteurs dans leurs appartements du château ; d’autres ont des réunions présidées par leurs aumôniers dans leurs maisons en ville.

Après l’édit de 1562, qui fit incarcérer tant de huguenots, l’un des plus notables, Pierre de la Ramée (Ramus), professeur au Collège royal, dut s’enfuir de la capitale ; et –protectrice inattendue à Fontainebleau- la future initiatrice de la Saint-Barthélémy, Catherine de Médicis, donna asile dans la "librairie" royale au savant fugitif. Mais il fut découvert et dut chercher un abri ailleurs.

En 1564, la Cour vient passer la fin de l’hiver ici ; Ambroise Paré surveillait alors l’impression d’un ouvrage qui a contribué à faire sa célébrité : Dix livres de la Chirurgie. Il avait sans doute travaillé dans sa maison des champs, située aussi au sud de Paris (sur la route d’Orléans, à la Ville-du-Bois) ; le 1er février, il vint offrir au roi le premier exemplaire. La veille, Catherine de Médicis avait reçu les ambassadeurs du pape, de l’empereur et du roi d’Espagne, venant demander la révocation de l’édit de pacification d’Amboise, qui avait accordé quelque répit aux protestants. La reine-mère refusa.

Pendant la triste période des Guerres de religion, peu de faits se passent à Fontainebleau. Tandis que les protestants français sont persécutés, les étrangers sont protégés à divers égards. Ainsi, parmi les régiments suisses et écossais, il y a des officiers et soldats protestants.

Un des effets les plus terribles de la Ligue, fut l’édit signé dans le voisinage de Fontainebleau, à Nemours, le 8 juillet 1585, par Henri III : ordre était donné aux huguenots d’abjurer ou de sortir du royaume avant six mois. Aucune mesure plus rigoureuse n’a été prise contre les réformés, jusqu’à la Révocation de l’Edit de Nantes, exactement un siècle plus tard, là encore, à Fontainebleau.

Henri IV

Après François Ier, il fut ici le plus grand bâtisseur, dès 1593 et jusqu’en 1609 : cette date se lit au-dessus de la porte, sous le pavillon du milieu servant de sortie vers la ville (Place d’Armes).

En même temps qu’il pacifiait son royaume, Henri IV continuait à embellir son palais et son parc. En 1599, le sculpteur Mathieu Jacquet, dit Grenoble, achevait la Belle Cheminée. Elle décorait, à l’origine une grande salle dans une aile du palais, au premier étage, à droite de la Cour de la Fontaine. A droite et à gauche du buste de Henri IV, deux figures en marbre représentent les deux bienfaits que le roi souhaite voir établis dans son royaume, la Paix et l’Obéissance.

Le roi dépense 2 440 850 livres à construire notamment la Galerie de Diane, la Cour des Offices, son entrée sur la Place d’Armes, etc. Les fonds sont ramassés par Sully, surintendant des Finances : administration dans laquelle - nous le verrons plus tard dans les registres de Bois le Roi- les protestants sont nombreux (le château de Sully, au bord de la Loire, est facilement accessible par Montargis).

Ils le sont aussi parmi les artistes et artisans qui travaillent à la construction du palais et à l’embellissement du parc.


Porte du baptistere

Le dôme au-dessus de la porte qui joint la Cour Ovale à celle des Offices est probablement l’œuvre de l’architecte protestant Salomon de Brosse. La partie inférieure est attribuée au Primatice. Cette porte est appelée du Baptistère, par ce que le Dauphin (Louis XIII) fut baptisé là, le 14 septembre 1606. Ce serait donc une des premières œuvres du grand artiste qui construira bientôt le palais de la reine-mère au Luxembourg, et le Temple de l’Eglise réformée de Paris, à Charenton.

Au-dessus de la magnifique arcade, deux Renommées soutiennent le double écu de France et de Navarre.

Le titre de "premier sculpteur du roi" était porté par un artiste protestant, élève de Germain Pilon, Barthélémy Prieur (mort en 1611), auteur d’une statue de bronze fondue en 1603 qui surmontait la Fontaine de Diane ; quatre limiers accroupis, qui entouraient le piédestal, sont au Musée du Louvre. Il mourut en 1611.

Le Dauphin était né en 1601 dans le salon qui porte son nom, au premier étage, donnant sur la Cour Ovale. Sur le lambris, on voit l’emblème S barré, qui signifie non pas Estrées, comme on l’a prétendu, mais fermesse (fermeté) : signification pour laquelle cet emblème a été adopté par beaucoup de huguenots, Catherine de Bourbon entre autres.

Dans les parterres, le jardinier Claude Mollet trace de beaux "compartiments". L’un d’eux a été dessiné en 1599 par Olivier de Serres, lorsque l’agronome vivarois visita Fontainebleau, dans le temps où il préparait la publication de son Théâtre de l’Agriculture.

Peu après 1600, Francini, plusieurs fois collaborateur de Salomon de Brosse dans les travaux exécutés ailleurs pour le roi, arrange ici une Fontaine de la volière, plus tard reproduite en une belle estampe du graveur huguenot Abraham Bosse

 

Une famille d’artistes huguenots

Un excellent céramiste, peintre et émailleur sur terre, fut Claude Berthelemy, Lorrain, venu s’installer à Fontainebleau dès 1581 ; il obtient en 1602 des lettres de naturalisation. Sa première femme, Suzanne Chipault (morte en 1615), était parente du peintre Benjamin Chipault, Saintongeois protestant, établi aussi à Fontainebleau jusqu’en 1620, et de Jean Chipault, aussi émailleur sur terre.

Le 26 juin 1603, il achète une maison sise à l’angle de la rue Chauffour (rue Saint-Louis) et de la route de Nemours (boulevard Magenta). Cet emplacement correspond au jardin de l’hôtel de France.

Il épousa en secondes noces Marguerite Desboutz, qui mourut en 1620. Longtemps après, il vendra la maison à la marquise de Guercheville, Antoinette de Pons, veuve de Charles du Plessis de Richelieu. Un inventaire en 1615 indique un mobilier assez luxueux et nous renseigne sur certains livres : les Pseaumes de David mis en rime françoise par Cl. Marot et Th. de Bèze, un volume "relié en maroquin bleu enrichi sur la couverture" ; un Commentaire sur les quatre évangélistes, un Commentaire en grand volume sur les cinq (le notaire a écrit : saints) livres de Moyse – ces deux volumes œuvres de Calvin, sans doute- ; le Tableau des différents de la Religion, du sieur de Saint-Aldegonde (Marnix, en 1592) ; enfin, "plusieurs autres petits livres, le tout propre et convenable pour l’usage de ceux de la religion prétendue réformée".

Antoine Berthelemy, peintre et protestant comme Claude, son père, épousa en 1620 une catholique. Une maison leur appartenant à Recloses est déclarée en censive au terrier le 26 décembre 1645 par "honorable femme Marguerite Roger, femme d’honorable homme Anthoine Bertelemi, demeurant à Fontainebleau, laquelle au nom et comme ayant charge de son dit mary " etc. Peut-être est-ce elle qui fait la déclaration parce que son époux est protestant ? Cette maison était au coin des rues dénommées aujourd’hui Pasteur et des Ecoles. Elle fut vendue en 1648 pour mille livres. Un petit-fils de Claude, Antoine Berthelemy, né à Fontainebleau en 1633, sera peintre de portraits et membre de l’Académie de Peinture.

Enfin, il est fait mention de divers prêts faits par le Consistoire aux époux Berthelemy :
"Doit à l’Eglise prétendue réformée de Bois-le Roy la somme de deux cents sept livres, pour argent presté à plusieurs et diverses fois à luy et à laditte deffuncte, dont ils ont passé obligation."

 Anne Berthelemy (peut-être nièce de Claude) épousa un autre émailleur sur terre (inscrit après Chipault sur la liste des officiers du roi) nommé Claude Beaulat.

Marie Berthelemy, autre nièce, épousa Pierre Périlleux : encore un émailleur qui, en secondes noces, épousera Anne Roche. Le pasteur Ferdinand de Prez sera témoin.

Marguerite Berthelemy épouse un vitrier du château nommé Claude Tissarant (vers 1620) ; puis un autre peintre et vitrier, Claude Doublet, également domicilié au pavillon des vitriers du château.

 

Catherine de Bourbon

La sœur du roi, Catherine de Bourbon, fervente protestante, posséda à Fontainebleau une maison qui, après sa mort, fut donnée à la marquise de Verneuil. Ceci nous est rapporté dans une lettre du 28 février 1604 à Sully.

Dans le palais même, peut-être habita-t-elle (comme plus tard Marie de Médicis) le "Salon Louis XIII", où se voit le S barré, signe de la "fermesse", quelle affectionnait.

C’est à Fontainebleau que Catherine de Bourbon reçut la visite de Sully et refusa d’épouser le duc de Montpensier, ainsi que le roi lui proposait (en 1596). Comme à Paris, la princesse, devenue en 1598 duchesse de Bar, fit prêcher deux fois chaque dimanche dans sa maison les pasteurs qui étaient ses aumôniers, à tour de rôle : MM. de Montigny, de la Faye, d’Amours (1596), de Losse de la Touche et de Feugueray (1598) etc.

Le 14 septembre 1593, après l’abjuration du roi, Lauberan de Montigny écrit : "Nous continuons notre exercice (chez la princesse) ; le curé de Saint-Eustache avec quatre prêtres fut dimanche, tout du long, au prêche d’après dîner".

Les convertisseurs harcelaient sans cesse la princesse. D’ici, elle écrit le 26 janvier 1598 à Théodore de Bèze :
"Je désire non seulement persévérer en la saincte congnoissance où j’ay estée élevée dès mon bas aage en l’Eglise de Dieu, mais aussy que tous les gens de bien et fidèles de ladite Eglise sachent et s’assurent qu’avec la grâce de Dieu je ne changeray jamais ceste belle résolution".

Les sonnets d’un gentilhomme de Marguerite de Valois, S. G. de La Rocque, renferment maintes allusions à ces séjours de "Madame".

 

Sully

Le surintendant des Finances, duc de Sully, fervent huguenot lui aussi, n’habitait pas le pavillon qui porte son nom (et qui était affecté au grand chambellan). Il occupait le pavillon du grand maître, à un autre angle du parterre, près de l’hôtel de Rosny, pavillon détruit avant la Révolution : c’était une tour flanquée de deux bâtiments en équerre.

 

L’Edit de Nantes

En 1598 (cinq ans après avoir abjuré), le roi signe à Nantes l’édit que son petit-fils révoquera à Fontainebleau en 1685, et, le 14 octobre 1599, il donne ici les lettres patentes accordant à l’Eglise Réformée de Paris le droit d’avoir un lieu d’exercice, non plus à Grigny, près Juvisy, comme elle l’a d’abord fait provisoirement, mais à Ablon, où Sully possède une terre. De là, après le baptême du Dauphin (1606), le culte sera encore plus rapproché de Paris (à Charenton) afin que les enfants protestants soient moins exposés à mourir parce qu’on les a transportés trop loin afin de les baptiser.

C’est à Fontainebleau aussi qu’a été signé le 15 avril 1599, l’édit pour le rétablissement complet du catholicisme en Béarn, où la mère du roi, Jeanne d’Albret, avait jadis établi un régime d’égalité des cultes, antérieur et supérieur à l’édit de Nantes.

Parmi les familles protestantes représentées à la fois à la Cour et dans l’Eglise de Fontainebleau durant tout le cours du XVIIe siècle, il faut signaler les Beringhen, depuis l’Edit de Nantes jusqu’à la Révocation ; Jean de Beringhen fut un des derniers "anciens".

Le premier valet de chambre de Henri IV était Pierre de Beringhen (on prononçait et parfois écrivait Bellingand), seigneur d’Armainvilliers, près Gretz : le roi fut, en 1603, parrain de son fils Henri, qui deviendra à son tour premier valet de chambre de Louis XIII. En 1607, Henri IV accorda à Beringhen, dans la foret de Bierre, "une vingtaine d’arpents au Champ Minette, le long de la route de Nemours, à charge de les enclore de fossés, de les défricher et ensemencer pour y attirer perdrix et faisans". Aujourd’hui encore, un carrefour dit de Beringhem (dernière lettre fautive sur certaines cartes) est situé au sud du Carrefour de l’Obélisque, entre la route d’Orléans (RN 152) et la route de Nemours (RN 7), et la partie comprise entre le carrefour de la Croix-Saint-Jacques et le carrefour de Beringhem est appelée Champ-Minette.

 

Conférence de Mornay

L’année 1600 fut marquée par une conférence célèbre.
Du Plessis Mornay avait publié en 1598 son traité De l’Institution de l’Eucharistie en l’Eglise ancienne, qui fit grand bruit ; une "dispute" fut organisée entre le cardinal Du Perron et Mornay. Des commissaires catholiques, le plus connu est l’historien de Thou ; des protestants, le savant helléniste Isaac Casaubon, impérieusement mandé par le roi pour le dimanche suivant, le 28 avril. Ils avaient à examiner cinq cents citations. La conférence s’ouvrit le 4 mai dans la salle du Conseil. C’était une longue pièce éclairée de fenêtres sur la cour et sur le jardin, au rez-de-chaussée, en dessous de la Galerie de François Ier.

Le roi s’assit en face d’une grande cheminée, entre ces deux adversaires. Deux cents personnes se pressaient dans la salle, entre autres des prêtres et des pasteurs. Sully, qui assista aux séances, reconnaît que Mornay "se défendit faiblement". Désolé, il quitta Fontainebleau sans prendre congé du roi, trois jours après la conférence, descendant en bateau la Seine jusqu’à Paris. Mme de Mornay vint au-devant de lui à Charenton : "Courage, lui dit-il en l’accueillant, béni soit le Seigneur qui nous rend digne de l’opprobre de son Christ. Il aura luy-mesme soin de sa gloire et de sa vérité".

L’un des pasteurs de Paris, jeune aumônier de Catherine de Bourbon, Pierre du Moulin, assistait à la conférence. Il en publia un compte rendu : c’est peut-être le Discours véritable de l’ordre et forme gardée en l’assemblée de Fontainebleau, qui fut largement répandu.

                                                                                                           Olivier

D’après Jacques PANIER,
In
" Histoire du Protestantisme à Fontainebleau "

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