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Une Equipe
au service
du Généalogiste Amateur

La Petite Gazette Généalogique

 

 

Quelques annotations 
relevées dans les registres paroissiaux
 

 

Année 1592

Procès entre le chapitre de la cathédrale et le curé de ST MARTIN ES VIGNES
au sujet du cérémonial de la procession que le chapitre fait à l'église ST MARTIN 10/11 de chaque année et du gouter, qui au presbytère, termine la cérémonie religieuse.
Les vêpres chantés, le curé devait, suivant le chapitre, faire au doyen de chapitre une grande révérence et lui dire:
"Vous plaist-il pas, selon la louable et ancienne coustume vous venir reposer en la maison presbytérale et y prendre et recevoir le gouté accoutumé" ? 
Au presbytère, on devait offrir aux chanoines, les jours gras,  des cotellettes de porc avec la saulce d'oignon, les jours maigres, des harantz rostis avec la moutarde, de plus chaque chanoine devait recevoir du bon vin et cinq chandelles de
cire.
Sentence de baillage de TROYES qui donne raison au chapitre.

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Marie France      

 

 

 Où il aurait pu être question de... la pâte à dents ! ! !

15 avril 1502. Poursuites entre Jean DEFER et Nicole, sa fiancée.

Le promoteur expose qu'ils sont fiancés et qu'ils ne procédent pas à la célébration du mariage. Les accusés en conviennent mais Nicole dit qu'elle n'est pas tenue de procéder à la solennisation du mariage parce que Jean DEFER a le nez fétide et qu'elle n'en savait rien avant les fiançailles. Jean DEFER nie. L'affaire est renvoyé à la semaine suivante. A cette seconde audience, une femme citée comme témoin par Nicole, vient déclarer que, depuis quatre ou cinq ans qu'elle demeure en face du père du fiancé, elle a très souvent parlé avec lui et qu'elle s'est aperçue plusieurs fois qu'il puait soit de la bouche ou du nez, à tel point que personne ne pouvait faire société ou conversation avec lui. Les fiancés se rendent mutuellement leur parole.
Au 08/02/1503 Le promoteur et Jean DEFER qui se joint à lui contre Guillemette, fille de Nicolas COQU. Guillemette pose en fait qu'elle ne peut être tenu de procéder au mariage avec Jean DEFER parce qu'il a l'haleine fétide

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Marie France      

 

Un célèbre bigame

HEURLES ou DEHEURLES Christophe-Nicolas,
Sieur de Laboras (ou plutôt du Labourat), bigame célèbre, né à Troyes, le 9 mai 1671 ; mort à Troyes le 30 septembre 1738.
Auguste JAL dans  son "Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, à l'article "Excommunication majeure", donne la notice qui suit :
"Christophe-Nicolas de HEURLES naquit à Troyes et fut baptisé à l'église de Saint-Nizier, le 9 mai 1671, fils de Claude de HEURLES et de Perette SEMILLARD ; il eut pour parrain M. Christophe LEFEBVRE, conseiller du Roy, lieutenant criminel de la Ville de Troyes, et pour marraine Elisabeth PITOU (fille de M. Pierre PITOU, conseiller du Roy...). Il avait dix-neuf ans lorsqu'il se maria. Il épousa à Troyes, en l'église Saint-Nizier, le 22 janvier 1690, dame Catherine de COMBES, veuve de Philippe JOREL... Après un assez long séjour dans son pays natal, il vint à Paris, et y fit la connaissance d'une jeune fille, Marie-Marguerite DUJAC, fille de Jean-Baptiste DUJAC, bourgeois de Paris. Marie-Marguerite avait alors vingt-trois ans. Elle plut beaucoup à Christophe de HEURLES, qui, sans doute, lui plut aussi. Ils étaient voisins dans la rue de Grenelle-Saint-Honoré. Marie-Marguerite n'ayant plus sa mère pour la guider, et mal surveillée par son père, se laissa prendre aux doux propos de son adorateur, qui n'hésita pas à lui promettre mariage. Mademoiselle DUJAC demanda le consentement de son père, l'obtint, et il fut décidé que la cérémonie aurait lieu bientôt. Que la pauvre fille, emportée par la passion, ne se soit point occupée de prendre sur son futur époux des renseignements sérieux, il n'y a là rien de bien étonnant. Mais que Jean-Baptiste DUJAC ait négligé de s'informer à Troyes de la situation de son gendre, de sa famille, de ses relations de jeunesse, c'est ce que l'on ne comprend pas... Quoi qu'il en soit, DUJAC consentit à un mariage qui se fit dans des conditions qui seules auraient dû l'avertir que quelque chose de fâcheux se cachait sous le mystère dont Christophe-Nicolas de HEURLES désirait voiler ses noces. Les deux futurs demeuraient sur la paroisse Saint-Eustache ; c'était donc à l'autel de cette église que devait être bénie leur union : il n'en fut pas ainsi. On demanda au curé de Saint-Eustache la permission de s'aller fiancer et marier à Sainte-Croix, en la Cité. Sainte-Croix était une des petites églises de l'île Notre-Dame, où se célébraient les "mariages borgnes", ceux qui se faisaient après des consentements de parents arrachés par l'importunité, ceux où l'on ne voulait avoir pour témoins que quatre complaisants voisins ou amis, mariages, qui, pour n'être pas tout à fait secrets, se faisaient à peu près secrètement, et s'entouraient de précautions qui leur donnaient un certain caractère suspect. Le 29 avril 1710, Jean-Baptiste DUJAC mena sa fille à Sainte-Croix, où elle fut fiancée et mariée... De son mariage Christophe-Nicolas de HEURLES eut deux filles, la première le 3 juillet 1711, la seconde - celle-ci devint Madame RICCOBINI - le 25 octobre 1718...
Christophe-Nicolas vécut assez tranquillement dans son second ménage pendant deux ans et demi, allant de temps en temps voir à Troyes Catherine de COMBES. Mais la troyenne, première épouse de LABORAS, connut l'indigne conduite de son infidèle et la dénonça à Marie DUJAC. Les deux femmes se réunirent dans une action commune contre leur époux, demandant, l'une qu'on lui rendit un mari dont elle ne se souciait guère, l'autre, qu'on la délivre d'un scélérat dont elle ne se souciait plus, et qu'à bon droit elle détestait autant que la première en date. L'affaire n'alla point au Parlement ; elle fut portée devant le Salomon de l'officialité de Paris, qui par une sentence du 4 juin  1714, cassa le second mariage de Christophe-Nicolas de HEURLES, le condamnant à adhérer à Catherine de COMBES, comme à sa légitime épouse, et pour avoir ledit de HEURLES, ajouta l'official, trompé l'Eglise et abusé du sacrement de mariage, l'avons déclaré avoir encouru l'excommunication majeure... l'avons condamné en quarante livres d'aumône... et aux dépens, tant envers la demanderesse qu'envers Catherine de COMBES... Probablement il ne se pourvut pas au parlement contre la décision ecclésiastique, qui en somme, au point de vue purement humain, était indulgente."
- Après sa condamnation, de HEURLES retourna à Troyes, où il mourut dans sa maison du Labourat, le 30 septembre 1738. Il n'avait pas assisté au mariage de sa fille, Maie-Jeanne, avec Monsieur RICCOBINI, le 7 juillet 1734. Son extrait mortuaire, d'après les registres porte "Christophe DEHEURLE de Labourat"

Source : Biographie des personnages de Troyes et du département de l'Aube par Emile SOCARD (reproduction de l'édition de 1882)

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